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20130228

d.d.m.13





une bande (rageuse comme une envie de vomir des parpaings) dédiée à tous les auteurs, scénaristes, dessinateurs et coloristes qui en chient!


commençons par le bilan chiffré de 2012 (les chiffres varient entre l’acbd, gfk et ipsos) et les 420 millions d’euros de chiffre d’affaire par an qui placent 5 éditeurs parmi les plus grandes fortunes de france.

pour rappel, le nouveau président du syndicat national de l’édition, vincent montagne, qui est aussi président de média-participations, le plus grand éditeur de bandes dessinées d’europe, (dargaud, lombard, dupuis, kana, iznéo...) succède à antoine gallimard, président de gallimard, premier éditeur français indépendant qui a racheté futuropolis et flammarion, et est 224ème fortune de france avec 160 millions d’euros en 2012.


ensuite, la confirmation que si la production est en hausse, le volume est en baisse.
et surtout que les auteurs gagnent moins, ce qui n'est pas le cas de tout le monde.



puisqu’il paraît qu’il faut un contexte:
- le discours intégral à angoulême (“un secteur qui se porte bien économiquement”, “une chance à un nombre chaque année plus important d’œuvres de création”, “juste rémunération des ayant-droits”)
- le discours intégral à l’assemblée générale du syndicat de l’édition (“il n’y a pas de livre sans éditeur”)
- et l’entretien sur actuabd (“on ne m’a pas parlé de crise de la bd”, “il n’y a pas d’auteurs de bande dessinée s’il n’y a pas de libraires”)

pour ceux qui croient, comme la ministre, que tout va bien, quelques témoignages à chaud ici, en encore là, d'une extinction massive, d’un malaise et d’un coup de gueule qui ne datent pas d’hier.

pour ceux qui croient, comme la ministre, qu’on ne peut pas faire de la b.d. sans éditeur, des auteurs comme vyrhelle (qui parle de pourcentage insultant), tohad (qui parle d’auto-édition et qui témoigne d’échanges éditoriaux absurdes) et même un vétéran comme caza lui prouveront le contraire: “les technologies de notre temps jouent la musique séduisante de la liberté”, n’est-ce pas?

si “l’auto-édition est riche de promesses” comme le dit la ministre, elle n’est pas riche de subventions! tiens donc...
voir à ce sujet le bouquin de stéphane ternoise sur l’auto-édition: “aurélie filippetti, antoine gallimard et les subventions contre l’auto-édition

on termine par du lourd avec le scandale anticonstitutionnel du piratage d’état des œuvres!
pour comprendre: la numérisation des indisponibles très bien expliquée par ayerdhal sur le site le droit du serf.
et l’accord secret google/sné décrypté par une avocate.

enfin, pour les auteurs, le syndicat explique comment récupérer vos droits.

mais à part ça, madame la ministre,
tout va très bien, tout va très bien…

tk

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